Chevaux en hiver : tout ce qu’il faut savoir sur l’hébergement, l’alimentation et la santé

L’hiver impose à votre cheval des exigences particulières. Le froid, l’humidité, le vent et les journées plus courtes influencent non seulement son comportement, mais aussi ses besoins énergétiques, sa routine de mouvement et sa santé.
Dans cet article, découvrez ce qui est réellement important pour que votre cheval traverse la saison froide en bonne santé, équilibré et en toute sécurité – avec l’expertise de la vétérinaire Dr. Christa Finkler Schade.

Les chevaux ont-ils froid en hiver ? Comment reconnaître s’il a vraiment froid

Même si nous sortons notre manteau d’hiver dès les premiers gels, il en va tout autrement pour les chevaux : ce sont des animaux adaptés au froid. La plupart d’entre eux se sentent même particulièrement bien lorsque les températures se situent entre –10 °C et +10 °C.
Toutefois, certaines situations peuvent provoquer un refroidissement chez le cheval – il est donc important de les identifier précocement.

Pourquoi les chevaux supportent mieux le froid que nous

Les chevaux disposent de :

  • un poil d’hiver dense, qui agit comme un manteau thermique naturel
  • une musculature puissante, qui produit de la chaleur
  • un grand système digestif, qui libère de l’énergie supplémentaire grâce au fourrage

Cette combinaison rend les chevaux étonnamment résistants au froid.
Cependant : cela ne vaut pas pour tous les chevaux de la même façon.

Dans quelles situations un cheval peut-il réellement avoir froid ?

Les chevaux suivants sont particulièrement sensibles :

  • chevaux tondus (perte de l’isolation naturelle)
  • chevaux très maigres ou âgés (bilan énergétique réduit)
  • chevaux malades, par exemple avec un système immunitaire affaibli
  • chevaux avec un poil mouillé (pluie, neige, transpiration), l’humidité absorbant la chaleur

Le vent et l’humidité jouent un rôle essentiel : une journée à 5 °C sous la pluie est souvent plus éprouvante pour un cheval qu’une journée sèche mais glaciale.

Signes indiquant que votre cheval a froid

Soyez attentif aux signaux suivants :

  • muscles contractés ou cheval raide
  • tremblements
  • manque d’envie de bouger, abattement
  • poil qui se dresse de manière inhabituelle (à ne pas confondre avec le « gonflement » normal pour l’isolation)

Si votre cheval montre un ou plusieurs de ces signes, adaptez l’organisation de l’écurie, l’équipement ou la ration.

Que faire si votre cheval a froid ?

  • créer des zones sèches et à l’abri du vent
  • éviter le poil mouillé ou le sécher rapidement
  • offrir suffisamment de foin (foin = énergie = chaleur)
  • couvrir si nécessaire, mais jamais par simple précaution

Important : Observez toujours votre cheval individuellement.
Ce n’est pas la température extérieure qui détermine s’il a froid, mais son état physique, ses soins et son mode de vie.

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Hébergement en hiver : stabulation libre, box ou système combiné ?

La manière dont votre cheval traverse l’hiver dépend aussi fortement du type d’hébergement.
Chaque système présente des avantages – l’essentiel est qu’il corresponde à la santé, au tempérament et aux besoins de votre cheval. En hiver, ces différences deviennent particulièrement visibles.

Stabulation libre en hiver

En stabulation libre, les chevaux profitent de :

  • mouvement permanent, bénéfique pour le cœur, la circulation et la digestion
  • air frais et clair
  • contacts sociaux qui réduisent le stress
  • zones de repos et d’alimentation accessibles individuellement

Les chevaux robustes ou qui aiment être dehors s’y sentent particulièrement bien.
Pour qu’une stabulation libre soit adaptée à l’hiver, veillez à ce que :

  • les abris soient protégés du vent et de la pluie
  • des aires de couchage sèches soient disponibles
  • chemins et paddocks soient stabilisés et non verglacés
  • les zones d’alimentation ne s’enfoncent pas dans la boue
  • chaque cheval accède facilement au foin (hiérarchie !)

Un concept de sol bien réfléchi et un entretien régulier sont essentiels.

Box en hiver

La box protège le cheval du vent, de l’humidité et du froid extrême – particulièrement avantageux pour :

  • les chevaux âgés
  • les chevaux tondus
  • les chevaux sensibles au froid

Pour un hébergement en box réellement adapté à l’hiver, votre cheval a besoin de :

  • sorties quotidiennes aussi longues que possible
  • une box sèche et bien ventilée
  • suffisamment de contacts sociaux (grilles, ouvertures de contact, façades semi ouvertes)
  • une litière peu poussiéreuse
  • assez d’espace pour se coucher et se relever sans gêne

Une erreur courante en hiver : par crainte de la boue ou de la glace, les chevaux sortent trop peu → cela augmente le risque de tensions musculaires, de problèmes digestifs et de comportements indésirables.

Systèmes combinés

Beaucoup de chevaux bénéficient en hiver d’un mélange entre intérieur et extérieur :

  • une box pour le repos et la protection contre les intempéries
  • un accès régulier au paddock ou à la prairie d’hiver
  • des horaires d’écurie flexibles, adaptés à la météo et aux besoins individuels

Ces systèmes sont très populaires car ils amortissent les extrêmes climatiques tout en permettant suffisamment de mouvement.

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Climat d’écurie optimal en hiver : lumière, air et température

Peu importe que votre cheval passe beaucoup de temps à l’extérieur en stabulation libre ou qu’il soit logé en box : l’espace intérieur doit, en hiver, être avant tout frais, sec et bien ventilé.

Quelle température une écurie devrait elle avoir en hiver ?

Les chevaux n’ont pas besoin d’une écurie chauffée. Comme mentionné précédemment, ce sont des animaux adaptés au froid et ils se sentent souvent plus à l’aise autour de 0 °C qu’à 15 °C dans une écurie trop chaude.

Plus important que la température elle même est le fait que l’écurie reste sèche et ne présente pas de variations thermiques importantes.
Une écurie trop chaude augmente l’humidité, favorise la poussière et l’ammoniac, et sollicite les voies respiratoires bien davantage que le froid.

Un environnement hivernal sain est donc plutôt frais, mais sec, clair et agréable à respirer.

Air frais plutôt que courants d’air : la ventilation en hiver

L’air frais est indispensable en hiver. Il permet à l’air humide et vicié de s’échapper, et empêche l’apparition d’une odeur de « stalle » qui favorise les problèmes respiratoires.

Il ne s’agit pas de laisser des portes ouvertes en plein courant d’air, mais d’assurer une circulation d’air contrôlée et constante. Les éléments idéaux sont :

  • fenêtres ou ouvertures situées en hauteur,
  • faîtières de ventilation,
  • éléments latéraux permettant la circulation de l’air sans souffler directement sur le cheval.

Dès que l’odeur d’ammoniac est perceptible ou que les fenêtres restent constamment embuées, la ventilation doit être améliorée.
Un bon climat d’écurie se reconnaît au fait que vous-même respirez librement en entrant dans l’écurie.

Paddocks et utilisation des prés en hiver

Même en hiver, les chevaux ont besoin de mouvement, d’air frais et de suffisamment de temps à l’extérieur.
La qualité de l’espace extérieur dépend de l’aménagement des paddocks et des pâtures, qui sont fortement impactés par la boue, le gel et l’humidité.

Gestion de la boue : pour un sol sûr et porteur

La pluie, la fonte des neiges et les alternances de gel détrempent rapidement les sols. Pour votre cheval, cela signifie : risque de glissade, sollicitation accrue des tendons et risque plus élevé de dermatites liées à l’humidité, comme la gale de boue ou la pourriture de la fourchette.

Veillez donc à :

  • créer des zones stabilisées et drainées, surtout aux passages étroits et aux aires d’alimentation,
  • entretenir régulièrement les chemins pour éviter flaques et trous,
  • utiliser, si nécessaire, du sable, des copeaux ou des dalles de paddock pour stabiliser le sol.

Si les pâtures souffrent fortement en hiver, il peut être judicieux d’en fermer ou de faire tourner certaines zones pour préserver la qualité du sol à long terme.

Glace, sols gelés et verglas – reconnaître et éviter les dangers

Les sols gelés et irréguliers comptent parmi les principales causes d’accidents en hiver.
Les trous, les empreintes durcies ou les taupinières gelées deviennent rapidement de véritables obstacles.

Avant les premières gelées, il est utile de :

  • déneiger les chemins les plus empruntés,
  • vérifier qu’aucune boule de neige ne se forme sous les sabots (en particulier chez les chevaux ferrés).

Sur un sol glissant, il est recommandé d’inspecter le paddock quotidiennement et, si nécessaire, de fermer ou de dévier certaines zones.

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Abris et protection contre le vent : sécurité par tous les temps

Les chevaux tolèrent très bien le froid, mais l’humidité et le vent sont les véritables facteurs de charge en hiver.
Un espace extérieur adapté doit comprendre :

  • un abri sec, protégé sur trois côtés, retenant vent et neige,
  • suffisamment d’espace pour que les chevaux dominés puissent s’y reposer,
  • des aires de couchage antidérapantes, nettoyées ou re paillées régulièrement.

Dans les régions très venteuses un brise vent supplémentaire (haies, clôtures, murs de paddock) est particulièrement précieux.
Dans les régions enneigées, des aires d’alimentation couverts sont souvent plus importantes afin de garder le foin au sec.

3 conseils pour l’exercice et l’entraînement en hiver

Même lorsque la météo devient moins agréable, votre cheval a besoin de mouvement chaque jour. L’activité physique maintient le métabolisme actif, soutient la digestion et aide votre cheval à rester mentalement équilibré.

Les chevaux sont des animaux qui ont naturellement besoin de beaucoup de mouvement.
S’ils passent moins de temps dehors en hiver ou se déplacent plus prudemment sur des sols glissants, un excédent d’énergie peut rapidement se développer. Cela peut se manifester par :

  • tensions musculaires
  • comportement exubérant ou agité
  • problèmes digestifs liés à un manque d’activité

Les chevaux logés principalement en box réagissent souvent de manière sensible à un accès réduit au paddock.
Plus vous intégrez le mouvement de manière régulière et constante dans la routine quotidienne, plus votre cheval reste équilibré.

1. Échauffement en hiver : pourquoi il faut plus de temps

Par temps froid, les muscles mettent plus longtemps à se réchauffer. Un échauffement approfondi est donc plus important qu’à toute autre saison.

Cela signifie :

  • au moins 10 à 15 minutes de pas au début,
  • commencer le trot ou le galop seulement ensuite,
  • utiliser une couverture d’exercice si nécessaire.

2. Entraînement par neige, glace et gel – ce qui est possible et ce qui ne l’est pas

Le temps hivernal n’est pas une raison pour interrompre complètement l’entraînement. Le facteur décisif, c’est l’état du sol :

  • Neige : Sur une neige fraîche et légère, le travail au pas est généralement possible et utile. En revanche, la neige profonde demande beaucoup d’effort et ne doit être utilisée qu’avec des chevaux entraînés, et de manière dosée.
  • Sol gelé : Le sol peut être très dur et irrégulier – le risque de blessure est élevé. Mieux vaut se limiter au pas, au travail à pied ou déplacer la séance en manège.
  • Verglas / surfaces glissantes : Éviter les allures rapides. Un hérissement (protection des pieds) sûr est indispensable.

3. Alternatives pertinentes par mauvais temps

Même si la carrière ou l’aire d’extérieur n’est pas optimale, il existe de nombreuses façons d’occuper utilement votre cheval :

  • Promenades en main
  • Travail au sol ou exercices de conduite
  • Longe en séquences calmes et contrôlées
  • Barres au sol au pas
  • Petits exercices de mobilisation (p. ex. déplacements latéraux, reculer)
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Alimentation en hiver – expertise de la Dr Christa Finkler Schade

L’alimentation joue un rôle central en hiver : froid, moins de mouvement et absence de pâture modifient l’ensemble du métabolisme du cheval.
La vétérinaire Dr Christa Finkler Schade explique les points essentiels pour que votre cheval reste en bonne santé, que son système immunitaire fonctionne de manière stable et qu’il traverse sereinement la saison froide.

L’alimentation peut elle soutenir le système immunitaire ?

Oui – et plus fortement qu’on ne le pense. Un système immunitaire performant commence dans l’intestin. Lorsque la flore intestinale est équilibrée et que le tractus digestif reçoit un fourrage de qualité, riche en fibres structurales, les germes, virus et parasites peuvent être beaucoup mieux neutralisés.

Le corps de votre cheval dispose de plusieurs mécanismes de défense naturels : la peau et le poil forment une première barrière, les muqueuses protègent grâce à un mucus visqueux, et dans l’estomac comme dans l’intestin, les agents pathogènes sont inactivés par les acides et enzymes.
Si l’une de ces barrières est perturbée – par exemple par des blessures, des piqûres d’insectes ou des antibiotiques qui altèrent la flore intestinale – la sensibilité aux infections augmente.

C’est pourquoi, en hiver tout particulièrement, la règle est la suivante : une alimentation équilibrée, respectueuse de l’intestin et haut de gamme constitue la base la plus importante pour un système immunitaire robuste.

Comment évaluer la qualité du fourrage grossier ?

En hiver, la majeure partie de la ration se compose de foin ou sec d’enrubanné. Ces fourrages peuvent toutefois présenter des teneurs nutritives très différentes ; parmi les facteurs déterminants figurent notamment la composition botanique et la date de coupe.

Un foin de première coupe précoce est généralement plus énergétique mais moins structurant, tandis qu’un foin récolté plus tard offre davantage de fibres structurales et convient bien aux chevaux ayant un besoin énergétique plus faible. Dans la plupart des écuries, on utilise la première coupe. La deuxième coupe (regain) peut également être distribuée, à condition d’avoir repoussé au moins six semaines, afin de développer suffisamment de fibres brutes ; ce n’est qu’à cette condition qu’elle atteint plus de 20 % de fibres brutes, niveau nécessaire à une digestion saine.

Un fourrage de qualité est indispensable en hiver, car il ne fournit pas seulement des nutriments, mais contribue également à la production de chaleur grâce à la fermentation dans l’intestin – un véritable “mécanisme de chauffage” naturel de votre cheval.

Les besoins changent ils pendant la saison froide ?

Oui, les besoins évoluent nettement. Les chevaux dotés d’un poil d’hiver dense paraissent souvent plus ronds qu’ils ne le sont réellement. Évaluez donc l’état corporel au toucher plutôt qu’à l’œil : les côtes doivent être bien palpables, sans toutefois ressortir ni être dissimulées sous une couche graisseuse épaisse.

La météo influence directement les besoins. En cas de froid persistant, le métabolisme de base augmente, car davantage d’énergie est nécessaire pour produire de la chaleur. Cela concerne surtout les chevaux hébergés à l’extérieur ou en stabulation libre. Beaucoup consomment alors d’eux mêmes plus de fourrage grossier. Si cela n’est pas possible, l’augmentation du besoin énergétique peut être compensée par des apports concentrés supplémentaires. En périodes de froid, la demande énergétique peut augmenter jusqu’à 20 %.

Apport en vitamines et minéraux en hiver

Avec la durée de stockage, le foin perd des vitamines liposolubles précieuses telles que A, D et E. Il est donc nécessaire en hiver d’ajouter un complément minéral ou un aliment complémentaire approprié pour couvrir les besoins et soutenir le système immunitaire. En outre, chaque cheval devrait disposer d’une pierre à lécher blanche (NaCl) afin d’assurer l’apport de base en électrolytes.

Alimentation des chevaux âgés en hiver

Les chevaux âgés ont des besoins spécifiques. L’usure naturelle des dents peut diminuer leur capacité à broyer le fourrage grossier, ce qui affecte la digestion et l’assimilation des nutriments. Un foin de coupe précoce, des bouchons de foin (mis à tremper) ou des pulpe de betterave réhydratée conviennent donc souvent mieux aux seniors.

Les chevaux qui perdent de l’état corporel bénéficient en plus d’aliments riches en protéines de qualité (par ex. tourteau de soja, levure de bière ou aliments d’élevage spécifiques). Des huiles végétales peuvent également aider à augmenter la densité énergétique de la ration. L’avoine devrait être concassée ou floconnée pour améliorer sa digestibilité chez les chevaux âgés.

Pâturage par temps de gel – oui ou non ?

L’accès au pâturage par temps de gel dépend fortement de l’habitude du cheval. Les chevaux qui ont régulièrement accès à l’herbe digèrent généralement sans problème l’herbe gelée. En revanche, les chevaux principalement en box ou au paddock, ainsi que les chevaux d’élevage ayant peu d’expérience de pâture, ne devraient pas consommer d’herbe gelée, car cela peut provoquer des coliques.

Comment pouvez vous soutenir la santé de votre cheval en hiver grâce à l’alimentation ?

La Dr Finkler Schade va droit au but : en hiver, un cheval en bonne santé a avant tout besoin d’un fourrage de qualité, d’une ration équilibrée et de conditions d’hébergement appropriées. Cela implique de veiller rigoureusement à la qualité du fourrage grossier, de compléter de façon ciblée en minéraux et vitamines, de contrôler régulièrement l’état corporel de votre cheval et de mettre suffisamment de fourrage à sa disposition.

Autres conseils pour la santé et les soins en hiver

Le froid, l’humidité et des possibilités de mouvement réduites ont un impact direct sur les voies respiratoires, la digestion, la peau, les sabots et la musculature. Avec des soins adaptés et de l’attention, vous pouvez toutefois éviter nombre de problèmes typiques de l’hiver.

1. Voies respiratoires : sensibles au froid et à l’air sec

En hiver, les voies respiratoires réagissent souvent plus fortement, car l’écart de température entre l’intérieur et l’extérieur est plus important.

Soyez attentif si votre cheval :

  • tousse lors des premières foulées au trot,
  • met plus de temps à se « dégager »,
  • présente davantage d’écoulement nasal.

Cela n’indique pas nécessairement une maladie, mais montre que les muqueuses sont sensibles. Un échauffement progressif, un début d’entraînement en douceur et l’évitement des grands écarts de température aident votre cheval à s’adapter.

2. Coliques : pourquoi sont elles plus fréquentes en hiver ?

Indépendamment de la ration elle même, deux facteurs hivernaux supplémentaires favorisent les coliques :

  1. Moins de mouvement (sols verglacés, temps de sortie raccourcis)
  2. Tensions musculaires liées au froid, qui peuvent entraîner une léthargie digestive

Ces deux facteurs influent sur la motricité intestinale. C’est pourquoi une activité régulière et douce est un pilier important de la santé en hiver. Surveillez si votre cheval évacue moins de crottins, semble plus tendu ou moins intéressé par la nourriture : ce sont autant de signaux précoces d’alerte.

3. Peau & membres : l’hiver est la haute saison pour la gale de boue et la pourriture de la fourchette

Les sols humides, la boue et les variations de température sollicitent fortement la peau de votre cheval. Les paturons et les sabots sont particulièrement sensibles.

Problèmes typiques en hiver :

  • gale de boue due à des paturons durablement humides,
  • pourriture de la fourchette liée à des substrats mouillés et sales,
  • zones de frottement sous la couverture lorsqu’elle n’est pas correctement ajustée.

La meilleure prévention consiste à sécher les paturons après la sortie, à contrôler régulièrement la fourchette et à curer les pieds quotidiennement. Une couverture propre et bien ajustée limite également les irritations cutanées chez les chevaux sensibles.

4. Muscles & appareil locomoteur : risque de tensions

Le froid agit directement sur la musculature et les tendons. Les chevaux qui sortent moins ou réagissent sensiblement aux sols durs développent en hiver plus souvent :

  • des tensions,
  • des allures raides,
  • une sensibilité du dos.

Un échauffement plus long, des formes de travail variées et une couverture séchante après la séance aident à prévenir ces problèmes.

5. Prévention des infections : vaccinations, vermifugation & gestion du troupeau

L’hiver est une période où les chevaux se tiennent plus rapprochés – le risque d’infections augmente. Sans répéter les aspects d’alimentation ou de climat d’écurie, une bonne gestion sanitaire comprend :

  • un schéma vaccinal à jour (notamment grippe équine),
  • une stratégie de vermifugation adaptée à l’écurie,
  • des mesures d’hygiène claires, par exemple des aires de pansage séparées pour les chevaux malades.

Ainsi, de nombreux risques d’infection peuvent être réduits dès le départ.

6. Poil d’hiver et tonte – avantages et inconvénients d’une tonte

Le poil d’hiver constitue une protection thermique remarquable qui protège efficacement votre cheval par temps froid. En travail, il peut toutefois entraîner une surchauffe, raison pour laquelle de nombreux chevaux de sport ou d’entraînement sont tondus (partiellement ou totalement) en hiver. Les chevaux âgés au poil très long profitent parfois également d’une tonte, car ils sèchent plus rapidement en mouvement et ne surchauffent pas.

Gardez cependant à l’esprit qu’avec la tonte, votre cheval perd sa protection naturelle contre le vent et le froid. Les chevaux tondus doivent donc toujours être couverts de manière adaptée – selon la température, la météo et le mode d’hébergement. Sans couverture appropriée, un cheval tondu refroidit rapidement.

7. Attention particulière pour les chevaux âgés et les chevaux atteints de maladies chroniques

Les seniors et les chevaux présentant des antécédents (p. ex. arthrose, Cushing, affections respiratoires) supportent souvent moins bien l’hiver. Surveillez :

  • poids,
  • mobilité,
  • qualité du poil,
  • respiration.

Pour de nombreux chevaux âgés, des contrôles réguliers et/ou une routine d’entraînement finement ajustée en hiver sont judicieux afin de maintenir leur stabilité.

Équipement d’hiver pour le cheval et le cavalier

En hiver, il ne s’agit pas seulement d’hébergement et d’alimentation : le bon équipement contribue de manière décisive à la santé de votre cheval et à votre sécurité et confort tout au long de la saison froide.

Mon cheval a t il besoin d’une couverture en hiver ?

La question de la couverture d’hiver préoccupe beaucoup de propriétaires. En principe, les chevaux en bonne santé et non tondus n’ont généralement pas besoin de couverture. Leur poil d’hiver isole très bien et le mouvement produit une chaleur supplémentaire. Une couverture inutile peut même entraîner une surchauffe ou aplatir le poil, ce qui réduit son pouvoir isolant naturel.

Il existe toutefois des situations où une couverture est indiquée :

  • chevaux tondus, car ils n’ont plus la protection thermique naturelle ;
  • chevaux âgés ou très maigres, qui gardent moins bien la chaleur ;
  • chevaux malades, au métabolisme affaibli ;
  • chevaux sensibles en stabulation libre, lorsqu’il fait durablement humide, venteux ou tempétueux.

Si vous couvrez, vérifiez régulièrement sous la couverture si votre cheval est trop chaud, humide ou en sueur – cela arrive plus vite qu’on ne le pense en hiver.

Une couverture adaptée doit :

  • être respirante, pour laisser évacuer l’humidité ;
  • bien ajuster sans provoquer de frottements ;
  • convenir au tempérament et au type de poil de votre cheval.

Tous les chevaux n’ont pas besoin de la couverture d’hiver la plus épaisse. Une simple couverture imperméable (rain sheet) n’est pas toujours la meilleure solution en hiver : sans garnissage, le poil d’hiver peut moins bien se hérisser sous la couverture et perdre une partie de son effet isolant.

Dans de nombreux cas, une couverture de transition légèrement matelassée est plus judicieuse. En cas de fortes variations de température, il peut aussi être utile d’alterner entre plusieurs types de couvertures selon la météo.

pferde im winter eindecken

Ferrure et protection des membres en hiver

L’hiver impose des exigences particulières aux sabots et à la ferrure. Parlez tôt avec votre maréchal ferrant pour déterminer si une ferrure saisonnière est pertinente.

Ferrure d’hiver

Dans les régions enneigées, une ferrure d’hiver équipée de Snowgrips ou de crampons peut empêcher la neige de s’accumuler sous les sabots.
Dans les zones très verglacées, des pointes ou spikes offrent une adhérence supplémentaire.

Pieds nus en hiver

De nombreux chevaux se débrouillent très bien pieds nus en hiver, car ils glissent moins sur la neige.
Sur des sols durs ou gelés, il est toutefois important de veiller à une usure suffisante du sabot.
Pour les sorties dans des conditions difficiles, des hipposandales à profil sont particulièrement adaptées.

Protection des membres

La boue et l’humidité peuvent faire glisser les guêtres ou provoquer des frottements.
Si vous utilisez une protection des membres, veillez à :

  • des guêtres robustes et bien ajustées,
  • un retrait immédiat après le travail,
  • des doublures propres et parfaitement sèches.

Parfois, il est préférable de renoncer aux guêtres lorsqu’il n’y a pas de risque particulier de blessure – aucun matériau humide ne reste alors en contact avec la peau.

Équipement d’hiver utile pour le cheval et le cavalier

En hiver, de petits ajustements font souvent une grande différence en matière de sécurité et de confort.

Éléments réfléchissants & éclairage

Comme la nuit tombe tôt, les couvertures réfléchissantes, bandes lumineuses ou lampes frontales sont des mesures de sécurité essentielles – en particulier lorsque vous menez ou montez votre cheval en fin de journée.
Une bonne visibilité protège aussi bien votre cheval que vous même, que ce soit en circulation ou sur l’écurie.

Vêtements d’hiver pour l’équitation

Ce n’est que si vous-même restez au chaud que vous pouvez vous pleinement concentrer sur votre cheval. Sont particulièrement pratiques :

  • chaussures d’écurie imperméables et doublées,
  • gants d’hiver chauds,
  • vestes d’équitation coupe vent,
  • pantalons thermiques d’équitation,
  • chauffe mains/patchs chauffants pour les journées très froides.

De bons vêtements d’hiver améliorent non seulement le confort, mais aussi la sécurité, car vous bougez mieux et réagissez plus rapidement.

Entretien de l’équipement

Le froid et l’humidité sollicitent particulièrement le cuir. Nettoyez et graissez régulièrement la selle, la bride et les accessoires en cuir afin de conserver leur souplesse.
N’entreposez pas le cuir dans des locaux non chauffés, où il peut devenir cassant.
Les mors peuvent être légèrement réchauffés dans la main ou rincés à l’eau tiède avant le bridage – le confort pour votre cheval s’en trouve nettement amélioré.

Des solutions d’écuries adaptées à l’hiver par Röwer & Rüb

Un bon complexe équestre pour l’hiver est le résultat d’une planification réfléchie, de matériaux haut de gamme et d’une compréhension claire de ce dont les chevaux ont réellement besoin pendant la saison froide.
C’est sous la pluie, la neige, le gel et le vent que l’on voit le mieux la fonctionnalité d’une installation – et les points à optimiser.

Depuis des décennies, nous aidons les propriétaires à créer des écuries qui répondent à la fois au bien être des chevaux et aux exigences des opérations quotidiennes. L’expérience montre que, surtout en hiver, les chevaux bénéficient de solutions combinant idéalement la lumière, l’air, le mouvement et la sécurité.

Vous avez des questions sur nos solutions d’écuries, la planification ou des concepts sur mesure ? Nous vous accompagnons volontiers. Contactez nous dès maintenant ou trouvez un conseiller dans votre région.

Les chevaux ont‑ils froid en hiver ?

Les chevaux en bonne santé et non tondus ne gèlent en général pas : ils sont très bien adaptés aux basses températures. Les difficultés surviennent surtout en cas d’humidité, de vent fort ou chez les chevaux tondus.

De quelle quantité de foin un cheval a t il besoin en hiver ?

Les besoins énergétiques augmentent souvent en hiver. Comptez env. 1,5 à 2 kg de foin par 100 kg de poids vif, et souvent davantage en stabulation libre.

Mon cheval a t il besoin d’une couverture d’hiver ?

Uniquement s’il est tondu, malade, très maigre ou âgé, ou en cas d’humidité et de vent persistants en stabulation libre. Un cheval en bonne santé avec poil d’hiver n’a généralement pas besoin de couverture.

Mon cheval peut il aller au pré quand il gèle ?

Oui, s’il a l’habitude d’un pâturage régulier. Les chevaux peu habitués ne doivent pas consommer d’herbe gelée, qui peut provoquer des coliques.

Comment garder le paddock et les aires d’extérieur praticables en hiver ?

Un bon drainage, des dalles de paddock et du sable aident à limiter la compaction du sol et la boue dans les régions très pluvieuses.

Comment savoir si mon cheval a froid ?

Tension, tremblements, posture contractée ou agitation sont typiques. Touchez oreilles et poitrail : s’ils sont très froids, une protection supplémentaire s’impose.

Quelle quantité d’eau un cheval doit il boire en hiver ?

Au moins 30 à 50 litres par jour. Proposez de l’eau tiède si votre cheval boit moins par temps froid.

De combien d’exercice un cheval a t il besoin en hiver ?

Comme toute l’année : sortie quotidienne. L’activité régulière prévient tensions, troubles digestifs et excès d’énergie.

Quelles températures sont adaptées au travail monté en hiver ?

Un travail léger est généralement possible jusqu’à env. –10 °C. Si le sol est très dur ou le vent glacial, limitez‑vous au pas ou au travail à pied.

Quand tondre son cheval en hiver ?

Uniquement s’il transpire fortement à l’entraînement ou sèche difficilement. Les chevaux tondus doivent toujours être couverts.

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